Quelle philosophie du développement humain sur une planète limitée?

Lettre ouverte aux symptothermiciennes et aux hommes éclairés
Dans un passionnant livre sur l’implosion des vielles civilisations (J. Diamond, Effondrement) que je viens de dévorer (la lecture reste pour moi, de l’ancienne génération, le moyen privilégié pour élargir ma conscience), j’apprends avec effroi que les raisons principales de ces catastrophes majeures sont, au fond, très simples à comprendre : un épuisement des sols dû à une surpopulation, provoquant une cause externe aggravante comme les guerres ou subissant une sécheresse prolongée et mal gérée, peut ravager et anéantir en quelques années une vieille civilisation toute entière (par. ex. les Mayas). Le problème se pose à l’échelle mondiale actuellement : à l’instar de la culture sur l’île de Pâques, isolée du reste du monde, qui s’était autodétruite par une déforestation radicale, la terre se trouve isolée dans l’univers et les humains sont en train de la bétonner.
Cela on a déjà entendu, vous me diriez. Sommes-nous capables vraiment de pratiquer une évolution durable? Tel est notre espoir à nous tous ! Mais pas sans une contraception respectueuse du corps et de l’environnement. Relisez cette phrase et discutez-là avec un homme ou une femme qui s’engage pour l’écologie ! Ils ne vont strictement rien comprendre car cette évidence ne leur est jamais montée à l’esprit. Pourquoi ? Tout en faisant entièrement partie de l’écologie, le cycle féminin n’a aucune place dans notre discours social et scientifique, non plus dans notre perception littéraire ou philosophique. Les démographes et autres économistes qui décrivent ces situations malthusiennes, méconnaissent ou ignorent la symptothermie, une régulation des naissances écologique et efficace ! Conséquence : il faudrait que ces chercheurs revoient radicalement leurs théories à la lumière d’une contraception écologique non consumériste et, de plus, autogérée et sûre. Ces chercheurs me diront que ce n’est pas possible, que cela n’existe pas car « on le saurait » : je leur dis que oui que cela existe, qu’ils prennent connaissance de la symptothermie avant de juger mon affirmation!
Mais à vous les symptothermiciennes (et hommes éclairés), ce message ne devrait rien cacher d’étrange, au contraire : s’il vous parle et que vous voulez faire quelque chose de concret pour l’humanité et la planète tout de suite, pratiquez la sympto, seule (« connais-toi toi-même ») ou en couple (contraception/ conception)! C’est notre message phare. Que la symptothermie soit vraiment du nouveau sous le soleil et qu’elle concerne toute notre évolution humaine et que vous, en tant que femme, ayez une influence directe aussi minime qu’elle soit, est-ce que cela vous interpelle ?
Les arguments contre la pilule, pas besoin de les réchauffer ici. Pire : la pilule et autres hormones contraceptives n’ont pas du tout résolu les problèmes démographiques ! Chez nous, est-ce que la 4e ou 5e génération de femmes à pilules pourra encore procréer et accoucher sans césarienne ? Entre le trop et le trop peu de naissances, on est loin de l’équilibre. Mais il faut le trouver impérativement et ne pas se laisser bercer de l’illusion selon laquelle la démographie mondiale s’équilibrerait d’elle-même par une sorte de main invisible dans x années! Et pourtant, un tel équilibre on le cherche fiévreusement partout ailleurs : dans le développement durable industriel, la pêche, l’exploitation forestière, celle des sols, etc., partout l’humanité éclairée vise à un équilibre de ressources renouvelables sauf dans le domaine démographique où les « spécialistes » (qui ignorent tout de la symptothermie) viennent vous présenter leur solution de salon académique du style: il faut augmenter le niveau de vie des personnes pour qu’elles consomment plus et procréent moins! Ou à force de consommer plus y compris surtout la pilule, les couples ne procréent plus assez comme dans nos sociétés faussement éclairées.
Thématiser l’équilibre démographique, c’est pourtant un thème brûlant! Mais notre médecine traditionnelle, elle, qui fonctionne avec ses solutions à court terme, ne se pose pas la question! Elle préfère ouvrir un nouveau marché pour des femmes devenues stériles, à cause de leurs années à pilule entre autres : la procréation médicalement assistée rapporte gros! La médecine nous vante le grand progrès de l’abolissement des cycles, donc de la suppression des règles, et promeut la fertilisation in vitro pour tout le monde…bienvenue dans Brave New World ! Le progrès, ce n’est pas consommer toujours plus de médicaments pour maintenir un style de vie malsain ou même ajouter toujours plus d’artefacts dans le corps (transhumanisme) pour augmenter sa longévité (thème à la mode), mais de prendre en main sa santé, mieux comprendre les possibilités enfouies dans notre corps, apprendre avec humilité à accepter nos limites et notre finitude !
Regardons de plus près comment la violence est engendrée sur l’arrière-fond méconnu de la contraception non maîtrisée! Une certaine pénurie alimentaire (à notre échelle européenne, ce serait déjà la grande pauvreté) favorise l’augmentation des naissances comme une sorte de réflexe de survie jusqu’à un point de non retour, l’arrivée de la disette extrême, la destruction de la terre cultivable, la famine qui s’installe avec son cortège de conflits sociaux. Cette surpopulation est le vivier dans lequel naissent les violences et l’anéantissement de larges populations, par ex. par le génocide du Rwanda des années 90 ou la guerre en Syrie qui a connu une démographie galopante avant la guerre, une cause dont on ne parle pas, elle n’est politiquement pas correcte, ne rentrant pas dans un discours connu. Ce schéma malthusien ne se reproduit pas tel quel dans toutes les sociétés vivant dans l’indigence ; il est à nuancer et à décortiquer de cas en cas.
Un exemple. Pendant des siècles, en Suisse, la surpopulation était désamorcée grâce aux jeunes hommes enrôlés par les armées étrangères. Les mercenaires rapportaient de juteuses devises européennes. La violence masculine recevait son exutoire sur les champs de batailles. Tout le monde y trouvait son compte : le mercenaire, aussi longtemps qu’il n’était pas tué, contribuait à l’entretien de sa famille, et les chefs d’armée versaient des paiements directs aux Cantons suisses. Ce système a « bien » fonctionné pendant des siècles entre la Suisse et la France.
De nos jours, la plupart des pays pauvres surpeuplés survivent grâce à la solidarité internationale, en « exportant » des réfugiées économiques qui frappent à notre porte et réveillent des démons fascistes. Parallèlement, ces pays se font courtiser (et en même temps exploiter) par les pays riches avides d‘y faire valoir leurs intérêts géostratégiques. Finalement, tous les pays du monde survivent grâce aux échanges commerciaux, grâce à la reconnaissance de leurs devises, l’interdépendance est complète et irréversible. Vous ne devez pas aimer vos adversaires, vos concurrents, vos ennemis, vous avez tout simplement intérêt à le faire !
La raison profonde des déséquilibres sociaux dramatiques réside dans le fait qu’il n’y a jamais eu un contrôle des naissances digne de son nom, respectueux des femmes et des couples, jamais dans l’histoire, exception faites de quelques tribus isolées dans un Eden fictif qui auraient pratiqué une sorte de méthode Billings (observation de la glaire cervicale). Selon cette hypothèse, plus vérifiable actuellement, ce savoir aurait été transmis de mère en fille, mais il restait tellement marginal que la plupart des femmes dans toutes les civilisations de tous les temps subissaient et subissent encore des grossesses non désirées, chez nous elles acceptent sans broncher le « grand progrès féministe » : l’excision hormonale exercée par la pilule qui perdure souvent des années et qui ne fait même pas sensiblement baisser le taux d’avortements. La pointe est qu’il est impossible d’extraire un mythe fondateur au profit de la contraception naturelle gérée par tel ou tel peuplade héroïque des temps immémoriaux!
Pourtant ! Rendre la symptothermie plus attrayante en nous inspirant d’anciennes voies de sagesse et pratiques spirituelles et donner une profondeur ancestrale à notre démarche, ferait un sublime projet ! Qu’en est-il ? Les tentes rouges et autres Moon Mothers1, c’est bien joli, surtout pour donner une valeur positive aux menstrues (il y a encore bien du travail), mais aussi longtemps que ces mouvements ne remettent pas clairement en question la sacro-sainte pilule, elles ne sont pas crédibles, elles proposent au mieux des démarches palliatives pour les femmes en quête d’identité! Il est pourtant reconnu depuis toujours que le cycle féminin est un événement cosmique : la lune, élément qui a rendu possible l’évolution du vivant sur la Terre, a une certaine influence sur le cycle, on le sait, les étoiles et l’Univers, peut-être aussi. D’autres phénomènes liés au cycle existent comme ceux des femmes vivant étroitement dans une communauté et qui ont leurs règles plus ou moins simultanément. Où veux-je en venir ? La vie humaine qui se conjugue à travers le cycle ne s’est pas faite en vase clos sur notre planète ; elle s’est faite dans un système planétaire très particulier, ce que personne ne contestera. Que ces nouvelles générations de femmes essaient de développer la féminité à travers cette dimension est fort prometteur et louable. Mais dans notre société, les symptothermiciennes démarrent leur travail toujours et encore dans un vide culturel abyssal (malgré l’existence trentenaire de la méthode sur papier), ostracisées des congénères qui carburent aux hormones synthétiques ; elles ne peuvent pas réhabiliter un savoir ancien auquel elles pourraient se raccrocher, qu’elle pourraient faire renaître et montrer en public; elles oeuvrent dans un environnement social froid et hostile à leur égard, bref : la sympto n’est pas la réactualisation ou une réinvention d’une pratique millénaire à l’instar du yoga qu’on pourrait chérir et remettre au goût du jour.
Conclusion affligeante : l’âge d’or de la contraception n’a jamais existé, jamais. Dans ce domaine, ce qui domine c’est toujours – et c’est encore – la barbarie à l’égard des femmes et des couples. Aussi chez nous. Aujourd’hui. Faut qu’on se le dise une fois honnêtement pour mettre notre travail à sa juste place. Les femmes qui n’osent pas s’y lancer méritent notre empathie, au moins celles qui ont entendu parler de cette méthode. Or la sympothermicienne, s’inspirant de ce raisonnement, se rendra compte qu’elle est en train de radicalement tourner une page sombre de l’histoire humaine et de mettre un terme à cette barbarie millénaire. Que voulez-vous de plus pour vous motiver ?
La symptothermie est donc un élément inédit qui contribue – je dis bien « contribue » – à faire la paix dans le couple et, en corollaire, dans la société pour autant que le couple soit prêt à une prise de conscience adéquate et se comporter en conséquence. Sympto prouve qu’un mieux vivre ne nécessite pas une consommation d’un produit (ou d’un logiciel) de plus mais un apprentissage et un changement intérieur radical. C’est tout le contraire de ce que vous demande le dispositif médical : l’utilisation d’un logiciel obscur (qui est aussi une consommation), homologué par Swissmedic qui surveille le business plan vous met sous tutelle. La médecine selon son éthique ancestrale devrait, mais dans sa pratique actuelle dominante, n’a aucun intérêt à éconduire les femmes de leur ignorance par rapport à leur cycle et à les accompagner pendant l’apprentissage symptothermique. Donc : favoriser une connaissance qui rendrait les femmes autonomes en matière contraception et plus respectueuses à l’égard de leur propre santé, loin s’en faut : dans ce domaine, la médecine n’a cure des principes d’Hippocrate! J’en veux pour preuve ce triste renouveau de la méthode des températures sur les applis et autres gadgets médicaux (des bracelets que la femme porte au lit), parrainés par des professeurs en médecine ! L’interprétation automatique faite par un algorithme d’une courbe de température, cette nouvelle « intelligence artificielle », ne pourra jamais prévoir et intégrer les facteurs psychosomatiques, par nature imprévisibles et externes. Dans la symptothermie, la qualité des observations est surveillée par la femme, au terme d’un apprentissage conséquent, facilité par un didacticiel sérieux qui lui permet de mettre entre parenthèses les températures qu’elle juge perturbées et d’ajuster les signes de son cycle et son corps en fonction de sa compétence d’observatrice! Elle utilise le didacticiel tout comme un programme de comptabilité qui demande à ce que les entrées soient justes et placées dans les bons comptes ! En résumé : le didacticiel ne peut interpréter correctement qu’à condition que les observations soient faites avec discernement. Et cela s’apprend, cela ne se consomme pas.
La symptothermie est un savoir clé pour l’humanité, savoir faire qui nous remplit d’espoir de pouvoir un jour réaliser un équilibre démographique non imposé par une dictature (comme en Chine) et humainement acceptable (donc sans hormones synthétiques). Pour cela, il faut que la symptothermie soit reconnue à la ronde ! Ce savoir aurait pour conséquence d’être plus favorable à la conception dans nos pays riches où le taux de fertilité moyen actuel a chuté en-dessous de 1.5 enfants par femme, nous vivons une dénatalité inquiétante. Autrement dit, les quelques familles nombreuses à 5 enfants ou plus dans notre société ne font pas pencher la balance en faveur d’un taux de 2.1 nécessaire au maintien d’une population. Je ne parle pas de l’immigration excessive qui compense actuellement ce taux et qui nous ramène à la problématique de l’exode des pays surpeuplés, sans avenir ! Conclusion : les familles nombreuses qui assument un parentage responsable (ne dépendant pas de l’assistance publique) et qui reçoivent certainement beaucoup de satisfaction et de joie au travers de leur progéniture, ne sont plus, sur un plan mondial, le « bon exemple à suivre ».
Nous ne devons plus repeupler la terre comme à l’issue de la guerre des 30 ans en 1648 qui avait précipité l’Europe dans une implosion démographique sans précédant; nous devons plutôt diminuer et, en un premier temps, stabiliser la démographie actuelle au niveau planétaire. Le modèle de croissance ancestral dont s’inspire aussi l’Ancien Testament est adapté à des petites entreprises et populations, ne tient plus la route écologiquement parlant dans un monde où des milliards d’hommes côtoient des milliards de milliards de $ et des dégâts environnementaux qui perdurent des milliards d’années. Ceci est d’autant plus vrai dans les pays dits pauvres à démographie galopante et leur empreinte écologique qui explosera dès lors que ces populations sortiront de leur misère matérielle et entreront dans le giron des sociétés de consommation ! Comment pouvons-nous diminuer notre empreinte écologique à nous ? En arrêtant déjà la pilule, c’est un début ! Notre Fondation a un autre projet pour diminuer l’empreinte écologique dans les pays affluents : la pratique régulière du jeûne de longue durée et de tout ce qui gravite autour en mesures préventives et curatives.2
L’opinion prédominante voudrait que ce soit la richesse matérielle qui ferait diminuer le nombre de naissances par femme. Il faudrait selon elle aider encore davantage l’Afrique et ne pas laisser mourir les enfants de faim et favoriser leur « développement » économique. Or l’impact écologique sur la planète est déjà dévastateur maintenant même si, selon le discours absurde de Jean Ziegler, ancien délégué de l’ONU contre la faim dans le monde, la terre pouvait nourrir 12 ou 20 milliards d’humains.
En parallèle à une aide alimentaire d’urgence que je ne remets pas en question, il s’agit de rendre ces parents autonomes au niveau de leur fertilité et de ne plus les laisser démunis face à leur démographie galopante stimulée par les effets pervers de l’aide matérielle et médicale au développement. Or les ONG s’arrêtent dans les actions d’urgence qui ont beaucoup de prestige et ne s’intéressent pas au problème démographique à long terme, cette problématique ne fait pas partie de leur agenda car ne rapportant pas de fonds.
Depuis 15 ans, j’essaie de convaincre l’OMS à Genève de promouvoir aussi la symptothermie en Afrique, surtout que les Africaines ont maintenant des Smartphones qui en faciliteraient son apprentissage, et non pas la méthode aléatoire et dangereuse du calendrier telle qu’elle est – quelle horreur – promue actuellement par l’OMS et qui n’a pour ainsi dire pas d’impact démographique. Que la vérité sur les meilleures méthodes l’emporte. C’est exaspérant, voire révoltant que ce ne soit pas le cas. En vous observant, vous vous inscrivez dans une sorte de révolte, humainement salutaire. Car il y a de milliers d’obstacles (dont nous faisons l’économie ici) qui vous empêchent de prendre en charge votre fertilité et contre lesquelles il y a tout lieu de se révolter. Y compris contre les démographes et tiers-mondistes dotés de théories qui n’ont pas encore intégré la symptothermie.
On m’objectera que ces pays « pauvres » ont d’autres chats à fouetter que de lire notre manuel et d’utiliser nos applis. Le problème est que tout l’argent qu’ils demandent, s’il n’est pas dévié par leurs dirigeants corrompus, va dans l’urgence, les catastrophes et événements qui fournissent des arguments percutants pour le fund raising des ONG, et non pas dans une sérieuse éducation sexuelle des ados – qui n’existe pas encore chez nous non plus, faut-il le rappeler! Balayons d’abord devant notre porte ici en Europe et en Amérique plutôt que d’exporter nos faux modèles d’éducation sexuelle et de nous donner bonne conscience en organisant quelques instructions genre Billings sous le baobab à une poignée d’africaines. J’ai aussi fait cette expérience de 2003 à 2006…

1 Sur le site d’Aurélie Dabon lavoixdanna.com qui ne nous soutient que mollement, je lis les “belles” phrases :
« Si comme moi, vous êtes un ou une amoureu-se du Beau, de l’Art, du Sacré, de la Vie ? Alors vous êtes une Grande Âme, venue vous incarner pour aider celles et ceux que vous rencontrez à ouvrir leur conscience et à parler le langage du coeur. Vous êtes des précurseurs du nouveau monde, vous êtes des créateurs du Ciel sur Terre. »
Oui en effet, vous les symptothermiciennes vous êtes les précurseurs d’un monde nouveau, que la symptothermie s’exprime aussi dans le langage du cœur, mais « créer le Ciel sur la Terre » c’est pour moi une dérive new âge douteuse tout comme ce discours : « Votre corps, votre coeur et votre esprit sont des Temples qui détiennent les clés et solutions pour aujourd’hui. Votre enthousiasme, votre passion sont des moteurs pour activer le génie qui sommeille en vous, et qui a besoin de s’exprimer et de rejoindre un collectif d’autres “Grandes Âmes”. Comment, Aurélie, réveiller ce feu sacré dans les cœurs des symptothermiciennes ?
2 Le jeûne pour la vie : un guide pour le jeûne spirituel et politique de longue durée, suivi du fil rouge pour animer une semaine de jeûne en groupe et au quotidien, Ed. Symptotherm 2014 (1999 St. Augustin). Mon projet est de créer des groupes de jeûneurs, donc hommes. Car actuellement, ce sont plutôt des femmes dès la quarantaine qui s’y intéressent et le pratiquent pour leur wellness !

Ihr grosses Buch 1

Lieber Herr Walther,

Ich habe mich über Ihr Schreiben ganz riesig gefreut und möchte Sie auch nicht in ein endloses philosophisches Gespräch verwickeln!

Ich empfehle Ihnen zur gründlichen Lektüre vornehmlich das “juristische” Kapitel 1: Wenn in Ihrem Lande diese Debatte wieder “hochkocht”, dann sollte dort genügend Denkenergie, sollten genügend Lösungsansätze verborgen sein! Schliesslich setzt sich mein Dreistufenkonzept, das ich juristisch in diesem Kapitel 1 aufgezogen habe, in der Schweiz allmählich durch: im Waadtland gibt es seit 2012 ein Gesetz im Anschluss an eine Kantonale Volksinitiative, das die Suizidhilfe in Altenheimen und Spitälern regelt!  Ganz im Sinne von dem, was in L&ST schon steht. Weiss man das bei Ihnen? In den meisten anderen Kantonen sind diese Handlungen erlaubt, aber noch nicht geregelt, eine gesamtschweizerische Regelung ist nur noch eine Frage der Zeit. Auch wird sich die Idee der aktiven Sterbehilfe auf Stufe 3 (also die Schweizer Lösung im Gegensatz zur holländischen) durchsetzen. Also: aktive Sterbehilfe im grossen Extremfall auch für Minderjährige wie in Belgien, das ist kompatibel mit diesem Konzept.

Wieso kommt denn in Deutschland niemand auf dieses erste Kapitel bei dieser Diskussion? Wo klemmt da bei ihnen der Schuh?

Sterbefasten siedle ich ganz eindeutig auf Stufe eins meines Drei-Stufen-Konzepts an, also im Bereich der Palliativpflege, und gerade nicht auf Stufe 2, der Suizidhilfe, wie das in Ihrem Buch der Fall zu sein scheint.

Leider hatte ich in L&ST noch keine gründliche Fastenerfahrung, obwohl die Ars moriendi schon damals ganz oben auf der Dringlichkeitsliste stand: wie bereite ich mich auf das Sterben vor? Wir wollen ja alle möglichst “gut” sterben. Eine wichtige Antwort: durch regelmässiges Gesundheitsfasten! Sterbefasten untersuchen zu wollen an Menschen, die selber keine Fastenerfahrung haben, greift deshalb viel zu kurz (Projekt Fringer). Fasten ist ein Grundzustand im Leben bzw. sollte es einmal werden und kein Ausnahmezustand. Diese Aussage passt nicht in unsere gegenwärtige Konsumsüchtigkeit.

Es gibt heute viele Kulturchristen (wodurch eine historische Wurzel bezeichnet wird) und noch mehr spirituelle Atheisten (diese Haltung erweist sich in emotionalen Erlebnissen und rituellen Handlungen, die einem gut tun). Ich gehöre ein wenig zu beiden. Die Rede über Gott ist suspekt (“ich glaube an Gott, den es nicht gibt” – ja das macht Sinn, darüber gibt es ein Buch), die Rede über Jesus nicht: man kann sich auch heute noch ungetrübt von diesem Vorbild inspirieren lassen, aber nicht unbedingt innerhalb der kirchlichen Strukturen.

Wenn dieses Dreistufenkonzept einleuchtet, braucht es tatsächlich keine Kapitel 6 und 7. Das Kapitel 5 über das Leiden hingegen, das ich ursprünglich als Atheist zu schreiben bekonnen hatte, finde ich wesentlich. In der ganzen theologischen Diskussion versuche ich von einem sehr katholischen Standpunkt aus (der mir viel näher steht das der laue protestantische) meine durch und durch Vatikan-feindlichen Gesetzesvorschläge zu rechtfertigen. Sogenannt Gegensätzliches wird zuammengeschweisst. Dieses Gratwandern und zum teil unnötig weite “Beweisen” (S. 437), das fugenartige Wiederholen von z.T. weit auseinanderliegenden Themen ist in diesem Buch ganz typisch.

In Kapitel 4 wird die Suizidhilfe ausführlich an der damaligen Praxis, die von der heutigen nicht abweicht, besprochen. In 4.4.6 stossen Sie dann auf einen Vorschlag, der noch weiter geht als das Suizidhilferecht für Serial Killer und Frauen- und Kinderschänder, die lebenslänglich sitzen.

Bei “calvinistisch” thematisiere ich Max Webers Wirtschaftsprotestantismus, es geht dort um Wirtschaftliches, nicht Theologisches, zu Ihrer Beruhigung.

Sie haben sich recht tief in das Buch hineingebissen, und das freut mich!

Gerne würde ich an der Sterbediskussion wieder teilnehmen und bin Ihnen für jede interessante Neuigkeit dankbar; zurzeit gilt meine ganze Energie der Zyklusaufklärung bei den sogenannten emanzipierten Frauen, die nur Falsches über ihren Zyklus wissen und jeden morgen vor dem Spiegel “Heil Bayer” sich ins Gesicht rufen, indem sie ihre (heilige) Pille einwerfen. Zu diesem Zweck habe ich sympto.org entwickelt, das weltweit beste Zyklusbeobachtungs- und Auswertungssystem.

Ich freue mich sehr, gelegentlich wieder von Ihnen zu vernehmen und wünsche Ihnen alles Gute bis dahin.

Ihr
Harri Wettstein


Harri Wettstein, Dr en psy.Sécheron 8 – CH-1132 Lully VD
phone +41 21 802 44 18  fax +41 21 802 37 35
skype: sympto.ch
www.harri-wettstein.de
www.symptotherm.ch
www.Symptos.ch
Le 23.02.14 17:09,
Christian Walther a écrit :

Lieber Herr Wettstein,

Sie haben sicher mitbekommen, dass seit einger Zeit die „Sterbehilfedebatt“ hierzulande wieder hochkocht. Das hat auch für mich allerlei Einsatz, vor allem auch Nachdenken über Projekte geführt, und das Lesen in Büchern ist dabei eher zu kurz gekommen. Bin immer noch nicht fertig mit dem Buch von P. Baumann, dessen Neuauflage demnächst erscheint und die ich dann wohl auch irgendwo besprechen werde;  auch das Büchlein von R. Jox ist erst zur Hälfte gelesen, und Ihr Buch „Leben- und Sterbenkönnen“ lag zwar etwas abseits, aber sozusagen anklagend….

Ich habe die Muße des Tages genutzt, um meinen Umgang mit Ihrem Buch endlich für mich zu klären und Ihnen zu erklären. Leider ist zunächst ohne Herumreden zuzugeben, dass ich meine Befassung mit dem gesamten Themenkomplex (der mir seit ca. 20 Monaten mehrere Tage pro Woche geradezu wegfrißt) sehr unter dem Gesichtspunkt „Zeitökonomie“ stehen  MUSS. Damit liegt bei konkreten Überlegungen der Griff zu IHREM Buch nicht immer auf der Hand, zumal es nur einen Autorenindex aber kein Sachregister aufweist. Problematisch ist für mich auch das nicht wieder ignorierbare Wissen darum, dass es ausgeprägt theologische oder philosophisch-theologische Gedankengänge gibt, die ja nicht Selbstzweck sind, sondern immer wieder – wenn auch nicht immer ganz geradewegs – zu Folgerungen zu Details des Sterbehilfe-Themas führen.

Ich war zwar ausgeprägt protestantisch im meiner Pubertät und frühen Jugendzeit, habe dann aber doch eine partielle Kehrtwende gemacht und fühle mich schon lange nur noch als „Kulturchrist“, der sich allerdings auch für wissenschaftliche, freie Untersuchungen  zur Frage, wie sich die abendländische Kultur entwickelt hat, interessieren würde (so es denn welche gibt, die nicht ganz offenkundig an einer ideologischen Schlagseite leiden). Für mein ganzes Argumentieren beim Thema Sterbehilfe ist jedoch das christliche Denken – das ja übrigens extrem vielfältig ist – unerheblich.

Somit fallen schon die Kapitel 5 – 7 IHres Buches für mich fast vollständig „flach“. In den anderen werde ich in Zukunft gelegentlich herumlesen, und natürlich erwarte ich hin und wieder eine mir neue und wichtige Sichtweise.

Nun noch ein paar Anmerkungen zu der heutigen Stichproben-Lektüre:
a) Was so etwa auf S. 437 beginnt und sich mit der Drogenproblematik befaßt, ist sowohl im Hinblick auf die Gesellschaft als auch per se im Sinne einer „intellectual exercise“ für mich interessant. Allerdings scheint es mir nicht nötig, sich damit zu befassen um, sozusagen erst auf dieser Basis, dann die – natürlich richtige – Aussage auf s. 442 zu machen, die mit „“DER Zustand des Terminalkranken ist legitimiert.“

b) S. 498 Beim vorletzten Abs. stört mich, dass die Aussagen sozusagen digital sind. Unsere Leidensfähigkeit mag irgendwann „vernichtet“ sein, aber ist die quasi 100%ige Beseitigung argumentativ denn relevant? Wie, wenn – rein theoretisch – noch 25% übrig wären?

c) Wenn ich „calvinistisch“ lese, gehen bei mir eher die Scheuklappen runter…,  so etwa beim letzten Absatz auf S. 631. Und da der Tod für mich einfach etwas Endgültiges und das Nachdenken über ein „danach“ für MICH entbehrlich ist, komme ich eben auch kaum über Stichproben bei Kap. 7 hinaus, obwohl das ja auch stark psychologisch angegangen werden könnte.

Ich möchte es damit bewenden lassen – und ich bin mir sicher, dass an Theologie interessierte LeserInnen vieles in Ihrem Buch sozusagen „fressen“ werden. Hinzu kommt ja eine schon extreme Bereitschaft, Aspekte mal rein theoretisch und sehr konsequent durchzudenken, auch wenn es zu Befremdlichem dabei kommt – etwa der Idee, ein zu „lebenslänglich“ Verurteilter möge zwischn „absitzen“ und Suizid wählen dürfen.

Ich hoffe, dass – bei all IHrem  intellektuellen Elan – meine paar Rückmeldungen nicht dazu führen, detailliert zu erwidern. Ich könnte und WOLLTE da nicht mithalten. Meine Gedanken werden vor allem fürs Nahe benötigt…

Falls wir die „connection“ weiter durch gelegentliche Mails pflegen wollen, dann, was mich betrifft, am liebsten anahnd ganz konkreter Infos zu dem, was an Vorgängen, Äußerungen, Gerichtsentscheidungen o.ä. in letzter zeit besonders interessant war.

In diesem Sinne zwei Infos: Es gibt an der Fachhochschule St. Gallen einen Herrn Dr. Fringer, der ein wissenschaftl. Projekt zum FVNV auflegen will, derzeit aber noch sehen muß, ob und wo er dafür die Gelder erhält. Ferner: Im Spätherbst wurde ich von einer Journalistin einer führenden dt. Wochenzeitung angerufen: Sie interessiere sich für das Thema FVNF und wolle einen Artikel schreiben; die Kollegen von der Redaktion seien von der Idee angetan. Ich und andere haben ihr dann viel an Ideen u. Kontakten angedient, aber der Artikel ist bis heute nicht erschienen, und nun glaube ich, dass er einer Zensur der Redaktion zum Opfer gefallen ist. Ich soll den Namen der Zeitung noch eine Weile nicht nennen.

Soviel für heute, und beste Grüße
Christian Walther

Feldbergstr.22
35043 Marburg
Tel 06421-47291
Fax 06421-6082330

christian.walther@online.de

Ihr grosses Buch 2: Sterbefasten

Le 18.03.14 15:46, Christian Walther a écrit :

Lieber Herr Wettstein,

P. Baumann kritisiert Sie  in seinem Buch (2. Aufl., S. 168f) wegen eines Vorschlages, für den Fall der Demenz in der PV zu verfügen, dass man gegf. nicht mehr ernährt u. mit Flüssigkeit versorgt wird. Ich habe jetzt begonnen, in „Sterben zur rechten Zeit“ nach der betreffenden Stelle zu suchen. Vielleicht können Sie mir einen Tip (Seitenangaben) geben, wie ich schneller fündig werde. Erst wenn ich das vor mir habe, kann ich mir ein Urteil bilden. (Sorry, wenn ich angesichts der vielen anderen Lektüre Ihr Buch nicht von vorne bis hinten genau durchlesen werde).

Allerdings will ich zu dieser „Debatte von damals“ nicht irgendwo Stellung nehmen. Ich habe nur vor, für eine 4. Auf. UNSERES Buches in der Einleitung dem Begriff „Sterbefasten“ nachzugehen (aber das schrieb ich Ihnen wohl schon vor längerer Zeit). Somit besteht kein Erklärungs- oder Rechtfertigungsbedarf. Falls Baumann Sie nicht mißverstanden sind, dann sind Sie in „guter Gesellschaft“ mit dem Arzt Stanley Terman, der sich viele Gedanken über Demenz gemacht hat und eine trickreiche Vorausverfügung empfiehlt, die besagt: Wenn in der Demenz dieses oder jenes Stadium erreicht ist, dann versorgt mich bitte nicht mehr… und lasst mich sterben. Ich habe zwar daran moralisch nichts auszusetzen, halte das aber für eine überzogene Zumutung an das „Umfeld“, welches zu gegebener Zeit diesem Wunsch entsprechen soll.

Beste Grüße

Christian Walther

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Lieber Herr Walther,

Besten Dank, dass Sie mich auf diese Stelle, die schon in der ersten Auflage von 1995 stand, aufmerksam machten.

Es handelt sich um Punkt 5. (immer noch im Rahmen der Palliativpflege) auf S. 105:

“Bin ich derart senil geworden, dass ich z.B. meine Angehörigen nicht mehr erkenne und meine Emotionen nicht mehr ausdrücken kann, so verlange ich, dass man mir keine Nahrung mehr verabreicht, wenn ich nach drei Tagen ohne feste Ernährung keine Esslust mehr zeigen sollte, und dass man mich unter Wahrnehmung einer bestmöglichen Schmerzlinderung sterben lässt”. Wohlverstanden gehören Darmentleerung und Mundpflege zur Schmerzlinderung.

Das mit den drei Tagen entnahm ich der Fastenerfahrung, die ich damals hatte und die jeder machen kann, die jedem offen steht, wenn er nur will (das zählt mehr als all die Argumente), und die ich damals noch an dieser Stelle eingebaut hatte: Wenn mein Umfeld weiss, dass ich Fastenerfahrung habe, ist das überhaupt keine Zumutung mehr, sondern nur gut und recht, diesen Patientenwillen zu befolgen. Das mag Fastenunerfahrene schockieren. Bitte: dann sollen sie mal fasten, bevor sie sich schockieren lassen! Damals war ich mit dem Sterbefasten nur ganz am Rande konfrontiert, es gab es schon immer in den Altenheimen, dass gewisse Personen einfach nichts mehr essen wollten (das schockierte jeweils den Arzt, nicht aber die Pflegerinnen), und zwar nicht als Ausweg, weil man ihnen eine aktive Sterbehilfe verweigerte wie in Holland. Für mich war aber immer sonnenklar, dass das gewollte und bewusst anvisierte Sterbefasten auch auf dieser Stufe der Palliativpflege eine Möglichkeit war, keine “Ausweg” (diese Diskussion ist für mich daneben), sondern vielleicht sogar ein königlicher Weg des Abschiednehmens. Diese Hypothese hatte ich dann ganz am Schluss in der Passage, die ich Ihnen schon angegeben habe, ausformuliert und sehe sie nach all den Jahren als volle Palliativalternative nun bestätigt. Ich weiss nicht, ob dieser amerikanische Arzt die gleiche Lösung mit dem Fasten als Ars moriendi im Auge hatte oder hat.

Ich hoffe, Ihnen mit diesen Angaben gedient zu haben und freue mich, dass dieser Gedanke endlich Fuss fasst.

Leider war die Textfülle dermassen gross, dass man bei den damaligen technischen Möglichkeiten kein Inhaltsverzeichnis mehr einbauen konnte, deshalb beliessen wir es bei einen Namenverzeichnis.

Mit freundlichen Grüssen

Ihr