Quelle philosophie du développement humain sur une planète limitée?

April 29, 2017

Lettre ouverte aux symptothermiciennes et aux hommes éclairés
Dans un passionnant livre sur l’implosion des vielles civilisations (J. Diamond, Effondrement) que je viens de dévorer (la lecture reste pour moi, de l’ancienne génération, le moyen privilégié pour élargir ma conscience), j’apprends avec effroi que les raisons principales de ces catastrophes majeures sont, au fond, très simples à comprendre : un épuisement des sols dû à une surpopulation, provoquant une cause externe aggravante comme les guerres ou subissant une sécheresse prolongée et mal gérée, peut ravager et anéantir en quelques années une vieille civilisation toute entière (par. ex. les Mayas). Le problème se pose à l’échelle mondiale actuellement : à l’instar de la culture sur l’île de Pâques, isolée du reste du monde, qui s’était autodétruite par une déforestation radicale, la terre se trouve isolée dans l’univers et les humains sont en train de la bétonner.
Cela on a déjà entendu, vous me diriez. Sommes-nous capables vraiment de pratiquer une évolution durable? Tel est notre espoir à nous tous ! Mais pas sans une contraception respectueuse du corps et de l’environnement. Relisez cette phrase et discutez-là avec un homme ou une femme qui s’engage pour l’écologie ! Ils ne vont strictement rien comprendre car cette évidence ne leur est jamais montée à l’esprit. Pourquoi ? Tout en faisant entièrement partie de l’écologie, le cycle féminin n’a aucune place dans notre discours social et scientifique, non plus dans notre perception littéraire ou philosophique. Les démographes et autres économistes qui décrivent ces situations malthusiennes, méconnaissent ou ignorent la symptothermie, une régulation des naissances écologique et efficace ! Conséquence : il faudrait que ces chercheurs revoient radicalement leurs théories à la lumière d’une contraception écologique non consumériste et, de plus, autogérée et sûre. Ces chercheurs me diront que ce n’est pas possible, que cela n’existe pas car « on le saurait » : je leur dis que oui que cela existe, qu’ils prennent connaissance de la symptothermie avant de juger mon affirmation!
Mais à vous les symptothermiciennes (et hommes éclairés), ce message ne devrait rien cacher d’étrange, au contraire : s’il vous parle et que vous voulez faire quelque chose de concret pour l’humanité et la planète tout de suite, pratiquez la sympto, seule (« connais-toi toi-même ») ou en couple (contraception/ conception)! C’est notre message phare. Que la symptothermie soit vraiment du nouveau sous le soleil et qu’elle concerne toute notre évolution humaine et que vous, en tant que femme, ayez une influence directe aussi minime qu’elle soit, est-ce que cela vous interpelle ?
Les arguments contre la pilule, pas besoin de les réchauffer ici. Pire : la pilule et autres hormones contraceptives n’ont pas du tout résolu les problèmes démographiques ! Chez nous, est-ce que la 4e ou 5e génération de femmes à pilules pourra encore procréer et accoucher sans césarienne ? Entre le trop et le trop peu de naissances, on est loin de l’équilibre. Mais il faut le trouver impérativement et ne pas se laisser bercer de l’illusion selon laquelle la démographie mondiale s’équilibrerait d’elle-même par une sorte de main invisible dans x années! Et pourtant, un tel équilibre on le cherche fiévreusement partout ailleurs : dans le développement durable industriel, la pêche, l’exploitation forestière, celle des sols, etc., partout l’humanité éclairée vise à un équilibre de ressources renouvelables sauf dans le domaine démographique où les « spécialistes » (qui ignorent tout de la symptothermie) viennent vous présenter leur solution de salon académique du style: il faut augmenter le niveau de vie des personnes pour qu’elles consomment plus et procréent moins! Ou à force de consommer plus y compris surtout la pilule, les couples ne procréent plus assez comme dans nos sociétés faussement éclairées.
Thématiser l’équilibre démographique, c’est pourtant un thème brûlant! Mais notre médecine traditionnelle, elle, qui fonctionne avec ses solutions à court terme, ne se pose pas la question! Elle préfère ouvrir un nouveau marché pour des femmes devenues stériles, à cause de leurs années à pilule entre autres : la procréation médicalement assistée rapporte gros! La médecine nous vante le grand progrès de l’abolissement des cycles, donc de la suppression des règles, et promeut la fertilisation in vitro pour tout le monde…bienvenue dans Brave New World ! Le progrès, ce n’est pas consommer toujours plus de médicaments pour maintenir un style de vie malsain ou même ajouter toujours plus d’artefacts dans le corps (transhumanisme) pour augmenter sa longévité (thème à la mode), mais de prendre en main sa santé, mieux comprendre les possibilités enfouies dans notre corps, apprendre avec humilité à accepter nos limites et notre finitude !
Regardons de plus près comment la violence est engendrée sur l’arrière-fond méconnu de la contraception non maîtrisée! Une certaine pénurie alimentaire (à notre échelle européenne, ce serait déjà la grande pauvreté) favorise l’augmentation des naissances comme une sorte de réflexe de survie jusqu’à un point de non retour, l’arrivée de la disette extrême, la destruction de la terre cultivable, la famine qui s’installe avec son cortège de conflits sociaux. Cette surpopulation est le vivier dans lequel naissent les violences et l’anéantissement de larges populations, par ex. par le génocide du Rwanda des années 90 ou la guerre en Syrie qui a connu une démographie galopante avant la guerre, une cause dont on ne parle pas, elle n’est politiquement pas correcte, ne rentrant pas dans un discours connu. Ce schéma malthusien ne se reproduit pas tel quel dans toutes les sociétés vivant dans l’indigence ; il est à nuancer et à décortiquer de cas en cas.
Un exemple. Pendant des siècles, en Suisse, la surpopulation était désamorcée grâce aux jeunes hommes enrôlés par les armées étrangères. Les mercenaires rapportaient de juteuses devises européennes. La violence masculine recevait son exutoire sur les champs de batailles. Tout le monde y trouvait son compte : le mercenaire, aussi longtemps qu’il n’était pas tué, contribuait à l’entretien de sa famille, et les chefs d’armée versaient des paiements directs aux Cantons suisses. Ce système a « bien » fonctionné pendant des siècles entre la Suisse et la France.
De nos jours, la plupart des pays pauvres surpeuplés survivent grâce à la solidarité internationale, en « exportant » des réfugiées économiques qui frappent à notre porte et réveillent des démons fascistes. Parallèlement, ces pays se font courtiser (et en même temps exploiter) par les pays riches avides d‘y faire valoir leurs intérêts géostratégiques. Finalement, tous les pays du monde survivent grâce aux échanges commerciaux, grâce à la reconnaissance de leurs devises, l’interdépendance est complète et irréversible. Vous ne devez pas aimer vos adversaires, vos concurrents, vos ennemis, vous avez tout simplement intérêt à le faire !
La raison profonde des déséquilibres sociaux dramatiques réside dans le fait qu’il n’y a jamais eu un contrôle des naissances digne de son nom, respectueux des femmes et des couples, jamais dans l’histoire, exception faites de quelques tribus isolées dans un Eden fictif qui auraient pratiqué une sorte de méthode Billings (observation de la glaire cervicale). Selon cette hypothèse, plus vérifiable actuellement, ce savoir aurait été transmis de mère en fille, mais il restait tellement marginal que la plupart des femmes dans toutes les civilisations de tous les temps subissaient et subissent encore des grossesses non désirées, chez nous elles acceptent sans broncher le « grand progrès féministe » : l’excision hormonale exercée par la pilule qui perdure souvent des années et qui ne fait même pas sensiblement baisser le taux d’avortements. La pointe est qu’il est impossible d’extraire un mythe fondateur au profit de la contraception naturelle gérée par tel ou tel peuplade héroïque des temps immémoriaux!
Pourtant ! Rendre la symptothermie plus attrayante en nous inspirant d’anciennes voies de sagesse et pratiques spirituelles et donner une profondeur ancestrale à notre démarche, ferait un sublime projet ! Qu’en est-il ? Les tentes rouges et autres Moon Mothers1, c’est bien joli, surtout pour donner une valeur positive aux menstrues (il y a encore bien du travail), mais aussi longtemps que ces mouvements ne remettent pas clairement en question la sacro-sainte pilule, elles ne sont pas crédibles, elles proposent au mieux des démarches palliatives pour les femmes en quête d’identité! Il est pourtant reconnu depuis toujours que le cycle féminin est un événement cosmique : la lune, élément qui a rendu possible l’évolution du vivant sur la Terre, a une certaine influence sur le cycle, on le sait, les étoiles et l’Univers, peut-être aussi. D’autres phénomènes liés au cycle existent comme ceux des femmes vivant étroitement dans une communauté et qui ont leurs règles plus ou moins simultanément. Où veux-je en venir ? La vie humaine qui se conjugue à travers le cycle ne s’est pas faite en vase clos sur notre planète ; elle s’est faite dans un système planétaire très particulier, ce que personne ne contestera. Que ces nouvelles générations de femmes essaient de développer la féminité à travers cette dimension est fort prometteur et louable. Mais dans notre société, les symptothermiciennes démarrent leur travail toujours et encore dans un vide culturel abyssal (malgré l’existence trentenaire de la méthode sur papier), ostracisées des congénères qui carburent aux hormones synthétiques ; elles ne peuvent pas réhabiliter un savoir ancien auquel elles pourraient se raccrocher, qu’elle pourraient faire renaître et montrer en public; elles oeuvrent dans un environnement social froid et hostile à leur égard, bref : la sympto n’est pas la réactualisation ou une réinvention d’une pratique millénaire à l’instar du yoga qu’on pourrait chérir et remettre au goût du jour.
Conclusion affligeante : l’âge d’or de la contraception n’a jamais existé, jamais. Dans ce domaine, ce qui domine c’est toujours – et c’est encore – la barbarie à l’égard des femmes et des couples. Aussi chez nous. Aujourd’hui. Faut qu’on se le dise une fois honnêtement pour mettre notre travail à sa juste place. Les femmes qui n’osent pas s’y lancer méritent notre empathie, au moins celles qui ont entendu parler de cette méthode. Or la sympothermicienne, s’inspirant de ce raisonnement, se rendra compte qu’elle est en train de radicalement tourner une page sombre de l’histoire humaine et de mettre un terme à cette barbarie millénaire. Que voulez-vous de plus pour vous motiver ?
La symptothermie est donc un élément inédit qui contribue – je dis bien « contribue » – à faire la paix dans le couple et, en corollaire, dans la société pour autant que le couple soit prêt à une prise de conscience adéquate et se comporter en conséquence. Sympto prouve qu’un mieux vivre ne nécessite pas une consommation d’un produit (ou d’un logiciel) de plus mais un apprentissage et un changement intérieur radical. C’est tout le contraire de ce que vous demande le dispositif médical : l’utilisation d’un logiciel obscur (qui est aussi une consommation), homologué par Swissmedic qui surveille le business plan vous met sous tutelle. La médecine selon son éthique ancestrale devrait, mais dans sa pratique actuelle dominante, n’a aucun intérêt à éconduire les femmes de leur ignorance par rapport à leur cycle et à les accompagner pendant l’apprentissage symptothermique. Donc : favoriser une connaissance qui rendrait les femmes autonomes en matière contraception et plus respectueuses à l’égard de leur propre santé, loin s’en faut : dans ce domaine, la médecine n’a cure des principes d’Hippocrate! J’en veux pour preuve ce triste renouveau de la méthode des températures sur les applis et autres gadgets médicaux (des bracelets que la femme porte au lit), parrainés par des professeurs en médecine ! L’interprétation automatique faite par un algorithme d’une courbe de température, cette nouvelle « intelligence artificielle », ne pourra jamais prévoir et intégrer les facteurs psychosomatiques, par nature imprévisibles et externes. Dans la symptothermie, la qualité des observations est surveillée par la femme, au terme d’un apprentissage conséquent, facilité par un didacticiel sérieux qui lui permet de mettre entre parenthèses les températures qu’elle juge perturbées et d’ajuster les signes de son cycle et son corps en fonction de sa compétence d’observatrice! Elle utilise le didacticiel tout comme un programme de comptabilité qui demande à ce que les entrées soient justes et placées dans les bons comptes ! En résumé : le didacticiel ne peut interpréter correctement qu’à condition que les observations soient faites avec discernement. Et cela s’apprend, cela ne se consomme pas.
La symptothermie est un savoir clé pour l’humanité, savoir faire qui nous remplit d’espoir de pouvoir un jour réaliser un équilibre démographique non imposé par une dictature (comme en Chine) et humainement acceptable (donc sans hormones synthétiques). Pour cela, il faut que la symptothermie soit reconnue à la ronde ! Ce savoir aurait pour conséquence d’être plus favorable à la conception dans nos pays riches où le taux de fertilité moyen actuel a chuté en-dessous de 1.5 enfants par femme, nous vivons une dénatalité inquiétante. Autrement dit, les quelques familles nombreuses à 5 enfants ou plus dans notre société ne font pas pencher la balance en faveur d’un taux de 2.1 nécessaire au maintien d’une population. Je ne parle pas de l’immigration excessive qui compense actuellement ce taux et qui nous ramène à la problématique de l’exode des pays surpeuplés, sans avenir ! Conclusion : les familles nombreuses qui assument un parentage responsable (ne dépendant pas de l’assistance publique) et qui reçoivent certainement beaucoup de satisfaction et de joie au travers de leur progéniture, ne sont plus, sur un plan mondial, le « bon exemple à suivre ».
Nous ne devons plus repeupler la terre comme à l’issue de la guerre des 30 ans en 1648 qui avait précipité l’Europe dans une implosion démographique sans précédant; nous devons plutôt diminuer et, en un premier temps, stabiliser la démographie actuelle au niveau planétaire. Le modèle de croissance ancestral dont s’inspire aussi l’Ancien Testament est adapté à des petites entreprises et populations, ne tient plus la route écologiquement parlant dans un monde où des milliards d’hommes côtoient des milliards de milliards de $ et des dégâts environnementaux qui perdurent des milliards d’années. Ceci est d’autant plus vrai dans les pays dits pauvres à démographie galopante et leur empreinte écologique qui explosera dès lors que ces populations sortiront de leur misère matérielle et entreront dans le giron des sociétés de consommation ! Comment pouvons-nous diminuer notre empreinte écologique à nous ? En arrêtant déjà la pilule, c’est un début ! Notre Fondation a un autre projet pour diminuer l’empreinte écologique dans les pays affluents : la pratique régulière du jeûne de longue durée et de tout ce qui gravite autour en mesures préventives et curatives.2
L’opinion prédominante voudrait que ce soit la richesse matérielle qui ferait diminuer le nombre de naissances par femme. Il faudrait selon elle aider encore davantage l’Afrique et ne pas laisser mourir les enfants de faim et favoriser leur « développement » économique. Or l’impact écologique sur la planète est déjà dévastateur maintenant même si, selon le discours absurde de Jean Ziegler, ancien délégué de l’ONU contre la faim dans le monde, la terre pouvait nourrir 12 ou 20 milliards d’humains.
En parallèle à une aide alimentaire d’urgence que je ne remets pas en question, il s’agit de rendre ces parents autonomes au niveau de leur fertilité et de ne plus les laisser démunis face à leur démographie galopante stimulée par les effets pervers de l’aide matérielle et médicale au développement. Or les ONG s’arrêtent dans les actions d’urgence qui ont beaucoup de prestige et ne s’intéressent pas au problème démographique à long terme, cette problématique ne fait pas partie de leur agenda car ne rapportant pas de fonds.
Depuis 15 ans, j’essaie de convaincre l’OMS à Genève de promouvoir aussi la symptothermie en Afrique, surtout que les Africaines ont maintenant des Smartphones qui en faciliteraient son apprentissage, et non pas la méthode aléatoire et dangereuse du calendrier telle qu’elle est – quelle horreur – promue actuellement par l’OMS et qui n’a pour ainsi dire pas d’impact démographique. Que la vérité sur les meilleures méthodes l’emporte. C’est exaspérant, voire révoltant que ce ne soit pas le cas. En vous observant, vous vous inscrivez dans une sorte de révolte, humainement salutaire. Car il y a de milliers d’obstacles (dont nous faisons l’économie ici) qui vous empêchent de prendre en charge votre fertilité et contre lesquelles il y a tout lieu de se révolter. Y compris contre les démographes et tiers-mondistes dotés de théories qui n’ont pas encore intégré la symptothermie.
On m’objectera que ces pays « pauvres » ont d’autres chats à fouetter que de lire notre manuel et d’utiliser nos applis. Le problème est que tout l’argent qu’ils demandent, s’il n’est pas dévié par leurs dirigeants corrompus, va dans l’urgence, les catastrophes et événements qui fournissent des arguments percutants pour le fund raising des ONG, et non pas dans une sérieuse éducation sexuelle des ados – qui n’existe pas encore chez nous non plus, faut-il le rappeler! Balayons d’abord devant notre porte ici en Europe et en Amérique plutôt que d’exporter nos faux modèles d’éducation sexuelle et de nous donner bonne conscience en organisant quelques instructions genre Billings sous le baobab à une poignée d’africaines. J’ai aussi fait cette expérience de 2003 à 2006…

1 Sur le site d’Aurélie Dabon lavoixdanna.com qui ne nous soutient que mollement, je lis les “belles” phrases :
« Si comme moi, vous êtes un ou une amoureu-se du Beau, de l’Art, du Sacré, de la Vie ? Alors vous êtes une Grande Âme, venue vous incarner pour aider celles et ceux que vous rencontrez à ouvrir leur conscience et à parler le langage du coeur. Vous êtes des précurseurs du nouveau monde, vous êtes des créateurs du Ciel sur Terre. »
Oui en effet, vous les symptothermiciennes vous êtes les précurseurs d’un monde nouveau, que la symptothermie s’exprime aussi dans le langage du cœur, mais « créer le Ciel sur la Terre » c’est pour moi une dérive new âge douteuse tout comme ce discours : « Votre corps, votre coeur et votre esprit sont des Temples qui détiennent les clés et solutions pour aujourd’hui. Votre enthousiasme, votre passion sont des moteurs pour activer le génie qui sommeille en vous, et qui a besoin de s’exprimer et de rejoindre un collectif d’autres “Grandes Âmes”. Comment, Aurélie, réveiller ce feu sacré dans les cœurs des symptothermiciennes ?
2 Le jeûne pour la vie : un guide pour le jeûne spirituel et politique de longue durée, suivi du fil rouge pour animer une semaine de jeûne en groupe et au quotidien, Ed. Symptotherm 2014 (1999 St. Augustin). Mon projet est de créer des groupes de jeûneurs, donc hommes. Car actuellement, ce sont plutôt des femmes dès la quarantaine qui s’y intéressent et le pratiquent pour leur wellness !

zurück:

{ 0 Kommentare... lies unten weiter oder schreibe ein Kommentar }

Hinterlasse einen Kommentar

*