Savoir vivre et mourir

Soins aux mourants et autodétermination de la personne

Titre de l’ouvrage en allemand: Leben- und Sterbenkönnen

Editions Peter Lang, Jupiterstr. 15 CH-3000 Bern 15,
Tél: ++41 (31) 940 21 21 – Fax :++41 (31) 940 21 31; 874 pages

Résumé: panorama par chapitre

Introduction

Grâce à un parcours de passages imprimés en italique (et comportant les renvois nécessaires), le lecteur pressé et désireux de rafraîchir ses connaissances d’allemand s’approprie en deux à trois heures quelques éléments phares du texte (le premier passage du parcours commence au Eingang) — Un avant-avant-projet de loi: étude de cas sociocritique — Options et démarches méthodologiques comportant quelques exemples clé du livre — D’autres indications facilitant la lecture

1. Accompagnement aux mourants et solution juridique

Chaque personne devrait prendre position face à un testament biologique — Les soins palliatifs qui remplaceront “l’aide passive à la mort” sont à développer à grande échelle — L’assistance au suicide est acceptable comme une solution extrême, en marge des soins palliatifs — L’euthanasie active sur demande du patient ne sera permise que lorsque l’assistance au suicide n’est plus possible — esquisse d’une solution juridique encore utopique — La dignité n’est pas une propriété répartie naturellement entre tous les hommes; elle est issue du respect dans les relations à l’égard du plus faible — Qu’en est-il de l’autodétermination, point de référence de la personne libre?

2. Autodétermination et testament biologique

Une première approche: l’autodétermination s’explicite par une mise en lumière systématique des notions de valeur sociale, suicide, statut social et problème existentiel — Autonomie et intégration sont d’abord deux tendances purement sociobiologiques, mais sur le plan humain, elles se reflètent en tant que valeurs dans le sommaire de la loi du Nouveau Testament — L’amour du prochain c’est l’encouragement à favoriser l’autonomie d’autrui; l’égalité des chances: expression sociale de l’autonomie personnelle — L’amour et le respect pour une puissance supérieure renvoient à une prévoyance (providentielle) ultime — Prévoyance: expression sociale de l’intégration — La polarité de l’autonomie et de l’intégration engendre une tension au niveau de l’espace social, tension qui sera illustrée entre autres par l’exemple du statut du rentier — La théorie de la personnalité destinée à révéler les structures de l’autodétermination débouche sur une théorie du comportement des groupes — Le triangle constitué par le persécuteur (faussement appelé “bourreau”), la victime et le sauveur révèle quelques traits essentiels du comportement entre les groupes — Le persécuteur qui procède sans violence est un séducteur — Au sein du groupe, la priorité revient à la triade comportementale de la supplication, de l’invention et de l’agression — Pouvoir: élément indissociable du statut — Approche sociocritique du pouvoir dont l’utilité sera révélée ultérieurement — L’analyse de l’autodétermination ne s’achève pas dans les différentes facettes du statut; pour ce faire, il importe de se pencher sur la notion de rôle

3. Rôle et autodétermination

La plupart des rôles dépasse largement un ou plusieurs statuts sociaux — Quelle est la différence entre nos rôles quotidiens et le rôle de l’acteur? — La performance et l’efficacité d’un rôle sont sujets à des évaluations — Les performances et, avec elles les exigences, ramènent l’investigation au coeur de l’autodétermination et de l’égalité des chances — Une mise au point théorique de l’égalité des chances permet de formuler une critique des abus du pouvoir social qui n’a pas froid aux yeux — L’égalité des chances trouve son chemin dans la société pour autant que le pouvoir social ne se retranche pas derrière une carapace inattaquable ou, à l’autre extrême, ne se volatilise dans le corps social — Le jeu de rôle est un instrument pour s’entraîner et se préparer aux passages difficiles de la vie dont le dernier est la mort — L’analyse de l’autodétermination ne s’achève encore pas dans les différentes facettes du statut et du rôle; pour la pousser plus loin, il importe de se pencher sur le comportement lié aux phénomènes de la douleur

4. Jusqu’à quel point les douleurs sont-elles supportables et quand ne le sont-elles plus ?

Le sens des douleurs et des souffrances provient, en fin de compte, d’une culture générale générée autour du principe de la gratification différée — De quoi la société est-elle malade? — L’investigation est portée sur la personne en tant qu’elle est malade, bien portante ou mourante afin de clarifier, à l’aide des résultats du chapitre 2, les processus relationnels entre le médecin et le patient — Quelques types de douleurs, leur utilité et leur dysfonctionalité — Assistance au suicide, lâcher-prise terminal ou alors délire terminal, provoqué par un excès de médicaments? — Jusqu’à quel point faut-il lutter contre les douleurs? — Quelques éléments d’une théorie sur les phénomènes de la douleur risquant de réveiller les susceptibilités des Wittgensteiniens — Comment je parviens à sonder mon propre seuil de douleur et à distinguer ce qui est tolérable de ce qui ne l’est plus — Approbation générale du Manuel d’Exit destiné aux personnes demandant l’assistance au suicide: sont développées les huit étapes décrites dans ce manuel qui aboutissent au consentement éclairé du patient — Le spectre de l’euthanasie active est chassé — L’analyse de l’autodétermination ne s’achève toujours pas dans les différentes facettes du statut, du rôle et de notre attitude face à la douleur; pour la compléter, il importe finalement de se pencher sur la culture que la société a créée autour de la souffrance

5. Souffrance

Chaque religion procure à ses fidèles une stratégie spécifique face à la souffrance: La puissance supérieure aide, donc elle existe — Le propre d’une stratégie religieuse éclairée consiste à démystifier les souffrances qui proviennent de nos refoulements, à nous soulager des angoisses face aux souffrances non refoulables et à nous préparer le chemin menant à la souffrance librement consentie, voire recherchée — Les pièges du dolorisme religieux: une certaine conception chrétienne de la souffrance est rejetée ainsi qu’une certaine idéologie tendant à prouver notre serf arbitre face au suicide — Pourquoi ne pas ériger le message chrétien en cheville ouvrière d’une critique sociale? La remise en question radicale du puissant, ce qui favoriserait définitivement les plus faibles, devient une revendication théologique prioritaire et aboutit à une culture de l’apprentissage de l’échec — Ainsi, à la grande surprise de l’auteur, la théorie critique du pouvoir du chapitre 2 trouve un prolongement théologique

6. Le récit du Dieu crucifié

Le persécuteur devenu séducteur s’approche de sa victime sans aucune violence: les réflexions portées sur le comportement des groupes des chapitres 2 et 3 trouvent désormais leur champ d’application — Pour être authentique, le séducteur s’engage à agir de manière véridique: il offrira un don à sa victime qui, par ce biais, se découvre à elle-même et devient à son tour le sauveur du séducteur — L’inauthenticité de la séduction se manifeste dans la tentation qui, elle, égare l’homme tout en le manipulant — Le pouvoir social se transforme en tentation suprême pour tous les puissants qui refusent de se remettre radicalement en question — Une relecture de la crucifixion met à nu les mécanismes victimaires du bouc émissaire — Qui veut suivre le Christ a accepté de déceler les processus victimaires et s’engage à les supprimer — A travers son amour, le Tout-autre s’est remis radicalement en question après avoir créé l’homme — Jésus est l’instrument de cette remise en question suprême — Celui qui parvient à freiner l’escalade d’un conflit et à oeuvrer vers une entente constructrice et durable doit son exploit à cette humilité qui a su faire mûrir en lui sa demande de pardon à l’égard du plus faible — Une critique sociale inspirée de la théologie de la libération permet d’établir une base chrétienne à une éthique générale

7. Autodétermination et réparation du pardon

D’après la christologie développée au chapitre précédent, il convient d’approuver la prise de position affirmative face au testament biologique ainsi que, compte tenu des garde-fous mis en place sous 4, d’accepter l’assistance au suicide — Toute herméneutique théologique s’estompe à l’approche de la mort; seule la force mystique du religieux parvient encore à calmer les émotions — Préliminaires encore insuffisants d’un art de mourir chrétien renouvelé — Prière et jeune pratiqués une vie durant: leur portée pour l’art de mourir — Foi, espérance, patience, humilité et amour sont les compléments spirituels aux phases de deuil proposées par E. Kübler-Ross — Le lâcher-prise spirituel: une manière de mourir

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